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La fécondité des jeunes femmes (15-17 ans) est faible dans toutes les régions du pays et montre une régression. Au niveau du Royaume, on peut y retracer le calendrier de diffusion de la contraception moderne, qui s'est adressée avec un retard certain aux plus jeunes, mais aussi l'effet de l'allongement de l'obligation scolaire sur le taux d'activité de ces très jeunes mères.
Ces jeunes mères sont rarement mariées, sauf en Région de Bruxelles-Capitale mais cette particularité s'explique chez les Bruxelloises de moins de 20 ans par la proportion élevée d'étrangères.
Professionnellement peu actives et rarement mariées, ces jeunes mères sont sans doute très dépendantes de leur famille d'origine et à cette vulnérabilité sociale s'ajoutent les risques liés aux grossesses précoces : plus de mortinatalité et davantage d'enfants nés avec un poids inférieur à 2500 g.
| 2. Comportements à risque et sous-utilisation des services de santé |
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Les relations sexuelles chez les adolescentes concernent une minorité qui n'est pas négligeable, et qui semble se stabiliser au cours du temps.
L'activité sexuelle est plus élevée en Région wallonne et parmi les jeunes femmes les moins favorisées socio-économiquement.
C'est dans l'enseignement professionnel que l'on déclare davantage de relations sexuelles très précoces (10-14 ans) et parmi les adolescentes originaires de pays d'Afrique subsaharienne.
Il apparaît que la protection contre une grossesse non désirée ou contre les infections sexuellement transmissibles est insuffisante, particulièrement parmi les jeunes élèves des enseignements technique et professionnel.
Les informations portant sur la consommation de soins ou l'utilisation des services de santé sont peu nombreuses mais permettent néanmoins de constater une carence chez les adolescentes en général et parmi les moins favorisées en particulier.
| 3. Recours insuffisant ou inadéquat à la contraception |
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Les jeunes wallonnes et les jeunes bruxelloises (15-24 ans) se protègent insuffisamment contre les grossesses.
En Région wallonne, une mineure (10-17 ans) assurée sociale sur dix a acheté au moins un contraceptif remboursé dans l'année ; une très jeune mineure (10-14 ans) sur 100 a également effectué un tel achat. La proportion de consommatrices est deux fois plus faible dans la Région de Bruxelles-Capitale.
Près de 90 % des très jeunes filles (10-14 ans) en demande d'interruption de grossesse n'ont utilisé aucune méthode ou ont utilisé une méthode contraceptive peu efficace dans le mois qui précédait la grossesse.
L'utilisation du préservatif comme seule méthode anticonceptionnelle est largement plus fréquente parmi les très jeunes femmes que parmi celles plus âgées, ce qui pourrait expliquer une partie des échecs de contraception.
| 4. Hausse des I.V.G. : réalité ou amélioration des déclarations ? |
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On relève dans tout le pays un accroissement du nombre d'enregistrements d'interruptions volontaires de grossesse (I.V.G.) au cours du temps, y compris parmi les mineures.
En 2003, le recours à une interruption a concerné 65 jeunes filles âgées de 10 à 14 ans.
L'augmentation des enregistrements ne correspond pas nécessairement à une augmentation du nombre des interruptions réellement pratiquées ; elle peut en effet résulter d'une meilleure communication des données.
Les chiffres concernant les soins facturés pour interruptions de grossesse sont à peine supérieurs à ceux des enregistrements officiels. Le recours à ces soins est un peu plus fréquent en Région de Bruxelles-Capitale qu'en Région wallonne ou qu'en Région flamande ; il est plus marqué parmi les jeunes femmes à faible revenu économique.
En 1997, une grossesse d'adolescente sur deux se terminait par une interruption volontaire.
| 5. Association entre grossesse et précarité sociale |
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Le phénomène de grossesse d'adolescente est une réalité plus marquée en Région wallonne (et plus dans le Hainaut que dans les autres provinces) qu'en Région de Bruxelles-Capitale, et surtout qu'en Région flamande.
Les naissances chez les adolescentes sont associées à des indicateurs de précarité sociale.
Certaines jeunes femmes enceintes n'ont pas de suivi prénatal ou ont un suivi plus tardif en comparaison avec leurs aînées ; la situation est la plus préoccupante en Région de Bruxelles-Capitale, parmi celles en situation précaire et aussi parmi les jeunes femmes originaires de l'Afrique subsaharienne.
Il y a davantage d'enfants nés prématurément ou nés avec un poids de naissance insuffisant, chez les jeunes mères ; les différences sont plus marquées quand ces mères vivent isolées.
Les nouveau-nés sont mis au sein moins fréquemment par les mères belges, par celles vivant en situation précaire, par celles résidant en Région de Bruxelles-Capitale.
| 6. Davantage d'infections à V.I.H. parmi les non-Belges |
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Le nombre de nouveaux diagnostics d'infection au V.I.H. parmi les jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans, est en hausse parmi celles d'une nationalité autre que belge.
Plus de trois quarts des contaminations par voie sexuelle concernent des femmes originaires d'un pays d'Afrique subsaharienne ; et les partenaires sont majoritairement originaires d'un de ces pays.
L'augmentation récente du nombre de diagnostics de chlamydia pourrait être partiellement due à un renforcement du dépistage et à une amélioration des techniques de diagnostic.
| 7. Violences sexuelles : des données très insuffisantes |
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Les multiples données disponibles sont quasiment inexploitables compte tenu de l'absence de définitions consensuelles, et de biais dans la collecte des informations.
On peut cependant mettre en évidence que les infractions jugées concernent davantage de jeunes filles que de jeunes gens.
Les données sur les I.V.G. et sur les naissances nous montrent également la réalité des relations sexuelles très précoces (avant 14 ans) considérées par le Code pénal comme le résultat d'un viol. 
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