La conclusion la plus importante à tirer de ce feed-back est :
|
Tous les hôpitaux belges - comparés à la norme scientifique - effectuent trop d'examens préopératoires.
Au niveau de cette surconsommation généralisée il existe une grande variabilité entre les hôpitaux quant au nombre de patients testés et au nombre de tests par patient.
|
Les hôpitaux avec un score élevé d'examens préopératoires semblent en général effectuer la plus grande partie de ces examens dans l'hôpital même. Ces hôpitaux ne peuvent donc pas imputer la responsabilité de ce comportement de prescription par exemple au secteur ambulatoire et doivent évaluer leurs propres pratiques .
Des médecins de plusieurs disciplines sont impliqués dans cette évaluation préopératoire : des généralistes aussi bien que des anesthésistes, des internistes et des chirurgiens. Dans certains hôpitaux il y a vraisemblablement déjà une concertation structurelle entre la première et la deuxième ligne concernant la mise au point préopératoire. Cette diversité de spécialités démontre la nécessité d'impliquer les généralistes également dans ce projet.
Lorsque nous comparons l'utilisation d'examens préopératoires au message scientifique, les résultats sont stupéfiants. Les examens pour lesquels il n'y a pas d'indications d'après les recommandations, sont dans la pratique néanmoins effectués chez un très grand nombre de patients. Il existe également une très grande variabilité entre les hôpitaux. Dans certains hôpitaux aucun patient ne subit un tel examen, tandis que dans un autre hôpital le même examen est effectué chez 100% des patients. Il s'agit de patients du même âge et du même profil de risque (ASA-proxi=1), qui subissent la même intervention.
Le but intermédiaire de l'exercice de feed-back est de donner à chaque hôpital l'opportunité d'évaluer ses propres pratiques dans la lumière des recommandations existantes et de les adapter si nécessaire.
Du point de vue politique, il est indéfendable que les différences inexplicables entre les hôpitaux et l'écart entre la pratique et la recommandation persistent, en premier lieu à cause des répercussions budgétaires qu'elles génèrent.
Les répercussions financières n'ont pas été calculées dans le cadre de cet exercice informatif.
|
La question est de savoir si une campagne purement informative, partant de l'impact potentiel de l'auto-évaluation et de l'éventuelle auto-correction, sera suffisante pour faire disparaître lesdites variations.
|
Une évaluation de l'impact de cette campagne informative démontrera si à moyen terme il y a lieu d'élaborer ou non d'autres mécanismes et incitants pour atteindre le but final : une pratique d'examens préopératoires basés sur des recommandations scientifiques.
|